L'arbre qui craque fait plus de bruit que la forêt qui pousse


Cette phrase, entendue au détour d'une émission de radio, illustre bien la réalité de toutesles cellules sociales, du couple à la société engénéral en passant par la famille et bien évidemment l'école.
Il y a statistiquement en moyenne cinq à sixpour cent des élèves de chacun de nos établissements qui disfonctionnent. Si on pense que ces cinq à six pour cent mobilisent les effortsde toute la "smala" des réseaux spécifiques: directeur, doyen, enseignants, médiateur, service de la protection de la jeunesse, infirmière et psychologue, quand ce n'est pas la préfecture et la gendarmerie, on est tenté de dire: boucan d'enfer, cet arbre qui craque.
Ce n'est pas le travail qui use, ce sont les frottements. Ces cinq à six pour cent finissent souvent par lasser et décourager pas mal d'enseignants, qui parfois se retrouvent au bout du rouleau. Et le mouvement perpétuel qui se met en route: à peine un cas semble-t-il être réglé, qu' un autre se présente, si ce n'est pas tout desuite, ce sera dans la prochaine volée. De quoi être parfois, à juste titre, un peu découragé.
Vu par l'autre bout de la lorgnette, un petit calcul nous permet de vérifier, au cas où onl'aurait oublié, qu'il reste tout de même nonante cinq pour cent des élèves qui ne posentpeu ou pas de problème, qui sont motivés, souvent travailleurs, intéressés et qui attendent quelque chose de nous, ce qui, quelquepart est encourageant. C'est la forêt quipousse.
Alors, s'il devait y avoir des jours gris pendant l'année scolaire qui va débuter, essayons de ne pas trop se focaliser sur le bruit de l'arbre qui craque, mais d'écouter aussi un peu le bruissement de la forêt qui grandit.
Bonne rentrée, prenez soin de vous, l'année sera longue.

André-Daniel Meylan
rédacteur en chef.

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